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Le poids de l’environnement sur vos activités de recherche

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Le poids de l’environnement sur vos activités de recherche

 

Votre activité de recherche a un lourd passé en ce qui concerne l’environnement

Comme je l’ai indiqué pour d’autres métiers de l’entreprise, certains secteurs ont un lourd passé essentiellement pour quatre raisons :

–      l’activité a connu, au fil du temps, des incidents majeurs qui en ont démontré les dangers réels ;

–     l’activité touche à la vie ;

–      l’activité a un impact socio-économique et sociopolitique considé­rable ;

–      l’activité est au centre ou proche d’un débat philosophique concer­nant ses objectifs et conséquences ultimes.

Le génie chimique, le génie nucléaire, le génie génétique sont à l’évidence les trois secteurs où le poids historique est le plus lourd. Ne pas le reconnaître, ne pas en tirer les conclusions au niveau de la com­munication, des débats, de la négociation des objectifs même de la recherche ont coûté déjà très cher dans plusieurs pays, dans chacun de ces trois secteurs, aux responsables tenants de la négation rationalisante ou de la médication honteuse.

Les personnages du Docteur Folamour, du Docteur No ou de leur ancêtre, le Capitaine Némo, sont certes des produits de fantasmes, mais ces fantasmes se nourrissent à partir de situations et d’incidents historiques on ne peut plus réels.

Si l’on continue à ignorer dans les laboratoires de biotechnologies, notamment de génie génétique, l’aspect social et la responsabilité envi­ronnementale à long terme de la recherche, je prévois en peu de temps un fantasme du type Docteur Jekyll-Mr Hyde qui pourrait bloquer dans certains pays la recherche vitale en génie génétique, aussi efficace­ment que cela a été fait dans d’autres pays dans le domaine du génie nucléaire.

Votre activité est soumise à une réglementation, à une législation environnementale et à un contrôle régulier

J’ai déjà fait remarquer que si l’activité de production est soumise, dans tous les secteurs dits à risque, à des règles et des contrôles, il n’en est rien pour la recherche dans la plupart des cas.

On peut se réjouir de la liberté de recherche, mais il faut également s’inquiéter de l’absence de règles du jeu. Il suffit d’un hasard de l’actualité pour que des années d’efforts, notamment dans les champs d’application les moins connus du public, puissent être menacées.

En 1990, la mobilisation contre la manipulation génétique des semences a failli coûter à une équipe CNRS-INRA de Bourgogne son existence même. On s’imagine les dégâts s’il s’était agi non du CNRS- INRA, mais de Coopagri ou de Fisons !

Les agissements irresponsables d’un seul industriel du secteur chi­mique allemand, dans le contexte de la guerre du Golfe, auront suffi à jeter le discrédit et la suspicion outre-Rhin sur toute recherche appli­quée en génie chimique.

Comme dans les autres métiers de l’entreprise et notamment dans les secteurs où nous avons désormais une expérience de deux à trois générations de responsables (social, sécurité, hygiène), l’élaboration d’un code d’autorégulation de la recherche avec une participation des représentants de la communauté politique, des administrations concernées, des instances patronales et syndicales et enfin des groupes de pression environnementaux devrait se réaliser dans les années à venir.

Votre activité de recherche est potentiellement nuisible Les moyens de recherche dont vous disposez peuvent être utilisés contre l’équilibre de l’écosystème

Les virus contaminant les programmes d’ordinateurs à travers le monde ont démontré, si besoin était, que l’utilisation malveillante de nos outils de travail est un danger potentiel nullement réservé à l’acti­vité industrielle.

Du marteau qui peut servir indifféremment à enfoncer un crâne ou un clou, de la fibre acrylique qui peut remplacer le lin naturel en déga­geant des gaz toxiques, jusqu’au lin naturel dont la fabrication empes­tait littéralement les bassins des Flandres du temps de sa splendeur en tuant la faune aquatique à volonté, la preuve de l’utilisation des nou­velles technologies issues de la recherche et du développement pour le meilleur comme pour le pire a déjà été faite par nos ancêtres.

En ce qui concerne les processus et les moyens d’investissements de recherche, il est rare — en dehors du secteur militaire, et encore, à en

croire les rapports sur Saddam Hussein – que les responsables de la recherche-développement soient conscients de l’utilisation malveillan­te possible de leurs outils de travail et du danger que représente leur activité pour l’écosystème.

Ici encore, l’autodiagnostic n’est qu’une prise de conscience qui peut-être mènera à une stratégie verte préventive et responsable. Le score, sur l’échelle du poids de l’environnement sur les activités de recherche, doit permettre aux responsables recherche-développement, comme au responsable d’entreprise, d’évaluer le poids relatif du fac­teur environnement dans cette activité, d’en mesurer les points forts et les points faibles et d’inscrire en conséquence des mesures correctives dans la stratégie verte globale.

Vidéo : Le poids de l’environnement sur vos activités de recherche

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