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Le poids des ressources humaines dans la stratégie verte R-D

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Le poids des ressources humaines dans la stratégie verte R-D

 

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Ce n’est que tout récemment que je commence à rencontrer, en Europe, dans les industries et services dits propres, des ingénieurs et respon­sables R-D ayant une compétence ou simplement une conscience des problèmes d’environnement qu’ils contribuent à créer.

Le spécialiste des piles de lithium est passionné par l’optimisation de la performance de ses piles, rarement par le sort réservé au lithium après l’usage des piles.

L’ingénieur R-D de l’électronique grand public se passionne pour la réduction du poids de la dimension et du coût des circuits intégrés qu’il dessine. Que les matériaux des composants soient recyclables ou non n’est ni de sa compétence, ni de sa responsabilité.

Il est naturel et normal que le chercheur se définisse par rapport à son domaine de recherche à l’exclusion des autres.

Il est donc logique que le métier R-D, surtout dans les secteurs pro­pres, soit celui où l’aide d’experts technologiques externes, sous forme d’information, de formation et de conseil, soit la plus indispensable.

Le métier d’ingénieur en écotechnologie (qui ne sont pas des « écolo­gues ») commence ainsi à émerger, à l’image des ingénieurs-conseil en matériaux composites que nous avons vus sillonner l’Europe à partir de la décennie 80, non pour se substituer aux ingénieurs d’études et de recherche, mais pour leur apporter un savoir-faire dans un matériau qui leur était inconnu.

Intégration dans l’écosystéme comme critère d’évaluation Conscience de responsabilité des collaborateurs Sensibilité environnement comme critère de sélection

Malgré les observations précédentes, les responsables de la recherche- développement me semblent à des niveaux divers aujourd’hui plus sensibilisés, informés, conscients du facteur environnement que leurs collègues de la production/fabrication.

Ceci est particulièrement vrai chez les grands pollueurs et chez les fabricants de produits grand public, pour qui la conscience de l’environnement devient un critère déterminant dans le jugement du succès d’un projet et dans le choix des chercheurs et techniciens.

Au fur et à mesure que l’impact du facteur environnement devient plus puissant, son poids dans le choix des hommes en recherche se fait de plus en plus sentir.

Depuis vingt ans, l’environnement s’est avéré l’aiguillon essentiel de l’innovation. La recherche s’est d’abord intéressée aux déchets et aux rejets, et aura ainsi engendré l’industrie de l’environnement.

Ensuite, à partir des années 80, l’ingénieur de recherche s’est intéressé aux processus : le problème était alors de limiter l’impact des lignes de production. L’avènement de la certification ISO 14001 en est le résultat.

Aujourd’hui, en 1998, l’ingénieur de recherche a poussé son iinvestigationencore plus en amont : lorsque Philips, IBM, Siemens conçoivent désormais un PC, son sort en fin de cycle de vie est devenu une préoccupation essentielle.

Les premières voitures électriques sortent des ateliers en série. Elles constituent incontestablement un progrès significatif contre la pollution urbaine, mais leur bilan global d’environnement restera faible aussi longtemps que la pollution atmosphérique des hydrocarbures brûlés sera remplacée par la pollution de centrales électriques thermiques et que le recyclage de leurs piles usagées ne sera pas résolu. Le défi aux chercheurs dépasse ici le cadre de leur entreprise, et l’on peut prévoir la constitution de cercles d’environnement inter-sectoriels qui regroupent les cerveaux de toute une chaîne d’industriels au service de l’amélioration de l’environnement.

Actuellement, des chercheurs travaillent sur la voiture entièrement recyclable (pollution déchets) et la notion de puissance du moteur bridée (pollution sécurité) fait l’objet d’études d’optimisation de plu­sieurs directions R-D de groupes automobiles.

Dans des secteurs réputés propres comme celui de la conception et la fabrication d’ordinateurs (IBM notamment), on n’attend plus seulement du chercheur qu’il puisse répondre à l’exigence d’un ordinateur performant mais aussi à celle d’un ordinateur vert. Cette exigence qui vise le recyclage intégral de l’ordinateur mis hors service, fait l’objet d’études poussées, souvent initiées par le département R-D lui-même.

Hier encore réservée aux produits agroalimentaires, aujourd’hui élargie aux emballages et aux voitures, cette exigence s’est étendue à l’électronique grand public, à l’électroménager, etc.

Dans ces secteurs industriels de produits de grande consommation, tous les grands groupes exigent ou exigeront de leurs chercheurs d’être à la pointe du progrès vert, à la fois pour la consommation eau/éner­gie, mais aussi en vue de recycler le déchet solide encombrant que deviendra le produit après son cycle de vie.

La sensibilité, la créativité et la motivation vertes deviennent ainsi des critères essentiels de choix, de promotion et de conscientisation des équipes R-D de ces secteurs.

En résumé, le poids des ressources humaines dans l’interaction envie- ronnement-R-D indique le besoin de créativité et d’innovation dont doit faire preuve l’entreprise, à travers ses chercheurs.

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