Le poids du facteur vert en recherche/dévelopement

> > Le poids du facteur vert en recherche/dévelopement ; écrit le: 24 avril 2012 par imen modifié le 1 juillet 2018

le poids du facteur

Avec Alvin Toffler et Hubert Reeves, je suis de ceux qui estiment que le manque de prise en compte de l’environnement est dès à présent le frein le plus important au développement macro-économique.

Au niveau des entreprises industrielles et des services, commence à émerger un début de conscience sur l’exigence inexorable de l’intégra­tion de l’activité économique dans l’écosystème, qui sera l’un des plus formidables moteurs d’augmentation de la valeur ajoutée que nous aurons connu depuis les congés payés de 1936, et sera en fait le moteur technico-économique du XXIe siècle.

De la même façon que l’augmentation du prix du travail aura été, contrairement à toutes les prévisions des économistes anti-keynésiens de l’époque, le facteur décisif dans l’innovation technologique et dans les progrès fabuleux en productivité et en qualité qui en ont résulté, la révolution verte qui se déroule sous nos yeux deviendra le moteur <ie l’augmentation de la valeur ajoutée des produits et des services à un point que nous avons encore du mal à imaginer.

Encore faut-il que cette prise de conscience s’accélère dans les pays de l’Europe du Sud et particulièrement en France, de façon à ce que les budgets recherche-développement s’adaptent à la nouvelle donne technico-économique.

Dans un premier temps, il s’agit de combler le retard que nous avons déjà dans l’investissement du créneau anti-pollution, marche  Hère peut-être d’années en Europe, mais qui éphémère        même, rien que dans les pays de l’Est du continent

représente  je vingts milliards de dollars par an, selon leveur asiatique toutes premières estimations.

Ironie ou juste retour de l’histoire, il n’y a probablement que le EJequi puisse être comparé, comme secteur technico-économique, à ce qu’est en train de devenir le secteur anti-pollution pour la généra­tion d’entrepreneurs à venir.

Le Brésil, hier encore inconscient des limites de l écosystème, mal­gré l’immensité de son territoire, vient de donner l’exemple d’une réussite avec le début d’assainissement de la zone industrielle de Cubatâo à Sâo Paulo, de la puissance d’une industrie anti-pollution lorsqu’elle est organisée de façon volontariste.

De façon moins spectaculaire chez nous, des sociétés comme la Sita prouvent non seulement que la recherche-développement en anti-pol­lution est hautement rentable, mais qu’elle est en plus à même de suivre et d’améliorer, pour un territoire comme Paris et sa banlieue, le traitement des déchets ménagers d’une population dont la densité aura doublé en moins de vingt ans.

Lorsque la phase nettoyage de l’industrie et des services des XIXe et XX’ siècles sera terminée,  selon les estimations, il s agira d’offrir des produits et des services qui non seulement s’intégre­ront dans l’écosystème, mais le régénéreront.

Que ce soit dans la phase nettoyage ou dans celle de la recherche de produits et de services régénérants, dans tous les secteurs de l’industrie et des services, l’effort recherche-développement fait pour intégrer | entreprise dans l’écosystème deviendra prédominant dans les années z venir, pour la simple raison que la survie de chaque entreprise indivi- ueüe en dépendra. La recherche sur les nouvelles technologies, les matériaux et surtout la matière vivante sont au cœur de cette activité.

a responsabilité que l’industrie prend ainsi vis-à-vis de l’avenir laboratoires d’aujourd’hui, est encore mal mesurée.

par exemple, la notion de bio-éthique, au niveau macro-social, mrnence à émerger, il y a peu de réflexion et encore moins de régle­mentation sur l’application pratique de cette notion dans l’activité  rnique de tous les jours.

Ce premier jeu de grilles d’analyse permet de situer la stratégie de l’entreprise par rapport aux problèmes que pose l’environnement.

À partir de ce premier diagnostic global, il est ainsi possible d’éva­luer le retard ou l’avance de l’entreprise, dans sa politique générale, par rapport aux exigences de l’environnement et, par conséquent, de mesurer le chemin qui restera à parcourir pour arriver à établir une véritable stratégie verte.

La deuxième étape du diagnostic sera d’identifier le métier de l’entreprise dans lequel l’environnement joue un rôle tel ou dans lequel le retard est tel, qu’il s’agit de lui assigner une priorité dans la stratégie globale.

La dernière étape enfin consistera, à l’intérieur de chacun des métiers de l’entreprise, à identifier les problèmes à résoudre en matière de stratégie de l’environnement.

Pour chacune de ces étapes, je m’efforcerai de donner des exemples aussi concrets et aussi près des réalités vécues que possible.

Étant donné le caractère encore hautement émotionnel du débat public sur l’environnement et sur la place de l’entreprise dans l’envi­ronnement, il m’est impossible, à quelques exceptions près, de citer nommément les exemples donnés.

Outre le caractère relativement confidentiel, il serait particulière­ment injuste d’attirer l’attention du public sur les faiblesses encore existantes dans la politique verte de telle ou telle entreprise qui, préci­sément, fait un effort considérable d’intégration dans l’écosystème.

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