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La stratégie produits finis et dérivés

Vous êtes ici : » » La stratégie produits finis et dérivés ; écrit le: 25 avril 2012 par imen modifié le 7 novembre 2014

La stratégie produits finis et dérivésToute norme ou règle contraignante ne peut faire que rectifier le comportement, là où la culture environnement fait défaut.

Votre performance environnementale en études et méthodes : si, comme pour les autres grilles d’analyse, le résultat final donne une indication sur l’importance relative de l’effort à fournir en études et méthodes d’une part, de la nature de cet effort d’autre part, il y a un aspect supplémentaire, que l’on retrouvera dans les grilles d’analyse concernant la recherche-développement.



Pour établir une stratégie verte en matière d’études et de méthodes, l’apport de compétences extérieures, et notamment de spécialistes des sciences de la vie, est indispensable.

L’intégration de ces compétences, qui la plupart du temps n’ont que peu à voir avec l’objet social de l’entreprise industrielle, ne me paraît pas nécessaire sur la base d’une collaboration permanente, mais devrait s’inspirer des groupes d’analyse de la valeur, des cercles de qualité et des groupes de créativité, dont nous avons désormais une longue expé­rience dans nos entreprises.

Vos produits finis sont inoffensifs pour l’environnement

La labellisation verte des produits de consommation en Allemagne {der Blaue Enget), vieille de quelques années, s’est avérée à l’usage non seulement un excellent argument commercial, mais surtout une bar­rière subtile de protection contre la concurrence non labellisée, donc le plus souvent étrangère, beaucoup plus efficace que tout accord de quota d’importation.

L’industrie automobile en Europe s’est habituée et souvent a elle- même contribué à créer des organismes de contrôle (UTAC en France, TUV en Allemagne, etc.) des normes de performances, y compris par rapport à l’environnement (gaz d’échappement, bruit, etc.), qui constituaient objectivement autant de barrières à l’entrée (les Skoda, les Trabant, etc.) que de garanties pour le consommateur-auto­mobiliste.

La généralisation de la surveillance de l’effet des produits ou des ser­vices sur l’environnement n’est ni une révolution, puisqu’elle existe dans de nombreux secteurs, ni une menace, puisqu’elle contribue à protéger l’industrie et les services européens à l’intérieur des frontières de l’Union européenne.

Vos méthodes de stockage et de transport sont conformes à la réglementation

Les producteurs et utilisateurs de produits dangereux sont les plUs visibles, les plus soumis à réglementation et par conséquent, au moins en ce qui concerne les grands groupes, théoriquement les plus perfor­mants sur ce critère.

C’est oublier néanmoins que le stockage et la distribution de détail échappent le plus souvent à tout contrôle et que le respect des normes, comme souvent les produits, se perdent dans la nature.

Tel grand groupe de peinture, suivant rigoureusement les normes de stockage et de transport aussi longtemps que ses produits lui appar­tiennent, décline toute responsabilité dans la pollution de l’air au-dessus d’une banlieue et celle de la rivière d’une ville de l’Ouest, suite à l’incendie d’un magasin de l’un de ses plus importants grossistes. Mais l’enquête fait apparaître qu’à aucun moment son service de sécurité, qui en a les moyens, n’a été sollicité pour élaborer un manuel de stockage et de prévention des accidents à l’intention de ses clients distributeurs.

Juridiquement, le fabricant de peinture, aujourd’hui encore en France, est intouchable. Demain, en suivant en cela les exigences aux­quelles sont soumis depuis plusieurs années ses homologues hollandais et depuis peu de temps ses concurrents allemands, il sera tenu pour coresponsable pour avoir livré des produits potentiellement toxiques à un client dont il n’a pas vérifié la conformité de ses installations aux normes de transport et de stockage.

Vous avez un plan de crise en cas d’incident de stockage ou de transport

Réservée il y a encore quelques années aux sites et aux produits classes, l’exigence d’un plan de crise s’est étendue aux États-Unis et s’étend rapidement dans l’Union européenne à des secteurs comme l’agroali- mentaire ou l’élevage.

Ceci sous la pression de l’opinion publique et sous celle des normes en préparation à Bruxelles, mais aussi parce que les assurances d’une part et la maîtrise des techniques du risk management d’autre part commencent à apporter des avantages (sous forme de primes) et des solutions (sous forme de simulation) à des secteurs où hier encore _ pensons à nos coopératives agricoles – la notion de crise n’évoquait que le risque de la mévente, mais nullement de l’environnement.

Yous assumez la responsabilité de l’usage que fait le client de vos produits ou services

Dans le domaine de la protection du consommateur, proche de celui de l’environnement, on assiste à une évolution rapide, qui s’étend en trois phases à des secteurs économiques de plus en plus larges :

–     la responsabilisation directe de la chaîne production-distribution, par exemple dans les secteurs de la santé humaine (drogues théra­peutiques, séringues, etc.), fondée à la fois sur une réglementation coercitive et sur une autodisci-pline;

–     la responsabilisation indirecte du consommateur (tabac, alcool), fondée essentiellement, sinon uniquement, sur une réglementation coercitive ;

–     l’autodiscipline, due à une prise de conscience par le fournisseur des risques de déviation de la fonction originale du produit ou du service.

Ainsi, un fabricant de colle en Allemagne investit depuis plusieurs années dans la recherche sur la substitution des colles chimiques à caractéristiques hallucinogènes.

La même évolution est prévisible et souhaitable dans le domaine de l’environnement.

L’agro-industrie, responsable indirectement de la sur-saturation en nitrates et phosphates des nappes phréatiques, si elle ne veut pas être responsabilisée de façon coercitive, n’a pas d’autre choix.

La campagne de responsabilisation de l’agriculteur que l’on com­mence à mener (information et conseil sur l’optimisation des fertili­sants) devra aboutir tôt ou tard à une phase d’auto-discipline menant a des produits et/ou des procédés de substitution.

L’industrie de l’emballage, le plastique, mais aussi l’électronique sont d’autres exemples de secteurs où l’on évolue actuellement de la réglementation coercitive à une autodiscipline qui responsabilise le producteur pour l’usage de son produit par le consommateur.

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