Le poids vert dans votre stratégie d’entreprise

> > Le poids vert dans votre stratégie d’entreprise ; écrit le: 24 avril 2012 par imen modifié le 1 juillet 2018

Commentaires détaillant le poids vert dans la stratégie d’entreprise d’après les grilles d’analyse concernées.

Niveau hiérarchique de prise en charge

Le poids vert global dans la stratégie indique le niveau de conscience et l’importance du facteur environnement. Ils sont entre autres déter­minés par le niveau hiérarchique de prise en charge.

Dans certains groupes industriels, cette responsabilité est assumée par les responsables de la gestion, d’autres considèrent cette responsa­bilité comme une fonction des relations publiques, d’autres encore comme une responsabilité fonctionnelle de la direction qualité ou du service sécurité…

Je serai amené dans les chapitres suivants à défendre la mise en place d’une direction des ressources naturelles. Elle devra avoir un pouvoir fonctionnel et être au même niveau que les autres directions de l’entreprise.

Niveau du budget vert (hors investissements)

Le poids vert dans la stratégie est déterminé par l’existence et par le degré d’indépendance d’un budget environnement par rapport aux investissements plus classiques.

Lidée d’un pourcentage d’investissement obligatoire, inspiré de la loi sur la formation permanente en France, est évoquée, surtout chez nos voisins du Nord, et devrait être examinée avec intérêt.

Dans certains groupes, ce budget existe déjà et est relativement mdépendant de toute autre préoccupation de fonctionnement ou d investissement. Dans d’autres (la plupart), il est essentiellement inté­gré dans le fonctionnement des unités opérationnelles, où il a la ten­dance toute naturelle de se perdre dans des préoccupations d’investis­sements plus urgents qui, dans une période de faible expansion, Prennent toujours le pas sur l’environnement.

De façon générale, aucune philosophie claire n’a encore été énoncée.

Je suis partisan, pour le moment et pour en avoir observé le fonc. tionnement en Hollande et en Allemagne notamment, de l’intégration des budgets environnement dans les unités opérationnelles, mais aussi] de l’identification des objectifs que l’on veut poursuivre et du contrôle du résultat à un niveau central fonctionnel très élevé (Présidence ou Direction générale).

L’idéal est un budget autonome, intégré comme « taxe » de frais généraux dans les budgets sectoriels.

Dans une PME-PMI, le budget vert est évidemment de la compé­tence du patron lui-même.

Investissements verts en moyens de production

Les investissements verts en moyens de production concernent les I investissements faits en vue de suivre et d’anticiper les règlements et législations, encore largement incohérents et souvent contradictoires, qui visent l’anti-pollution et l’élimination des risques inacceptables.

L’échelle de positionnement dans ce métier s’étend d’un légalisme de défense très strict à un volontarisme visionnaire. Dans un même secteur industriel (la pétrochimie par exemple), et d’un secteur à l’autre, on peut ainsi observer des politiques complètement contradic­toires, allant d’un jeu de cache-cache avec les autorités (en ce qui j concerne les sites et activités classés) jusqu’à un volontarisme affiché et brandi comme argument commercial.

Ceci prouve, si besoin était, que les instances représentatives patro- j nales mais aussi syndicales sont encore trop démunies devant les exi­gences environnementales pour pouvoir donner des avis et des conseils clairs.

Contrairement aux idées reçues, cette situation très inégale des investissements verts d’un groupe et d’un secteur à un autre, qui s’ajoute évidemment à la confusion générale des règlements et deS textes, existe aussi bien au Royaume-Uni, en Allemagne, en Hollande, en Italie qu’en France.

La tendance est certes plus prononcée vers le volontarisme, au fur et à mesure que l’on s’éloigne des rivages de la Méditerranée vers le nord>

v ‘ rr entre les montants consentis à l’environnement paraît mais 1 eca

assez constant.

I fcjUr un secteur comme l’injection plastique par exemple, on peut, rtout au niveau des PME-PMI, rencontrer dans chacun des pays des ateliers qui s’en tiennent strictement au minimum légal, et des ateliers qui font de leurs investissements anti-pollution un argu­ment commercial contre le voisin concurrent.

En revanche, il est vrai que les normes deviennent plus strictes et sont plus étroitement contrôlées par l’Administration, surtout au niveau des produits finis, au fur et à mesure que l’on remonte vers le nord.

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